Le temps qui passe balaye les mémoires,
Et l’on préfère abandonner aux grimoires,
Ou bien aux téléphones et aux ordinateurs,
Les mises à jour et les élans fécondateurs.
Mémoriser demande tant et tant d’effort
Qu’on choisit d’appeler maintenant en renfort
Des artefacts débordants d’archétypes
Qui jamais ne correspondent à notre type.
Nos mémoires pourtant poursuivent leur mission,
Plus ou moins escortent notre appréciation,
Nous surprenant souvent, quand elles nous rappellent
Sans prévenir, l’arôme des mirabelles
Dont tout enfants nous avions fait l’expérience.
Oui, nos mémoires méritent bienveillance.